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Le rappel d’Allah, le dhikr a bien des avantages, car celui qui veut gagner l’Amour d’Allah doit le mentionner souvent. Ainsi il adorera Allah comme s’il Le voyait, car il n’y a pour l’insouciant aucune autre issue vers le rang de l’ihssan que celle du dhikr, de la même manière que celui qui demeure assis ne pourra jamais rejoindre sa maison (qu’en marchant).

Mentionner Allah dans son cœur ou à haute voix de manière régulière sans se lasser, verra son cœur se tourner vers Allah en toutes circonstances. Allah devient son refuge et son asile, son Protecteur contre les malheurs de ce monde.
Plus le dhikr est abondant, plus le musulman se trouve dans la proximité d’Allah et plus son insouciance s’accroît, plus son éloignement s’accentue.
Dieu a dit : «  Souvenez-vous de Moi et Je Me souviendrai de vous  ». (Coran 2/152).

Le Prophète (sallAllahou ’alayhi wa salam) a rapporté ce que son Seigneur a dit :
«  Celui qui se souvient de Moi en lui-même, Je Me souviendrai de lui en Moi-Même. Celui qui me mentionne dans une assemblée, Je le mentionnerai dans une assemblée meilleure  ». [Cité par Bukhârî].
Le chaykh al-islâm Ibn Taymiyya a dit : «  Le dhikr est au cœur ce que l’eau est au poisson. Quel serait l’état du poisson s’il venait à quitter l’eau ?  »

Il évacue la rouille du cœur. Chaque chose à sa rouille et celle du cœur, c’est l’insouciance et les passions irréfléchies ; et son polissage se fait par le dhikr, le repentir et la demande du pardon à Allah.
Il efface les fautes et les élimine complètement. Il compte au nombre des plus grandes œuvres et celles-ci chassent inévitablement les mauvaises actions.
Il détruit l’appréhension (al wahchatou) qui sépare l’adorateur de son Seigneur.
C’est qu’entre l’insouciant et Allah, il y a une cloison (appréhension) qui ne peut être effacée que par le dhikr.
Lorsque le serviteur fait la connaissance d’Allah à travers son dhikr pendant les jours heureux, il le connaîtra aussi pendant les jours sombres.

En effet, lorsque le serviteur obéissant, qui invoque Allah, est gagné par l’adversité ou demande à Allah de satisfaire un de ses besoins, les anges disent : «  Ô Seigneur ! C’est une voix connue d’un serviteur connu  ». 
Par contre, quand l’insouciant appelle Allah et lui demande quelque chose, les anges disent : «  Ô Seigneur ! C’est une voix inconnue qui provient d’un serviteur inconnu  ». 
Le dhirk est la nourriture du cœur, Ibn al-Qayyîm dit avoir assisté une fois à la prière de l’aube avec Sheikh al-Islâm Ibn Taymiyyah, à la fin de la prière, il s’est assis et s’est mis à invoquer le Nom d’Allah jusqu’à environ la moitié du jour, « puis il se tourna vers moi et me dit : “Voici mon déjeuner. Si je ne le prends pas, je perds vite mes forces”  ».

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